Grèves et manifestations massives et étendues ;

Le talon d’Achille de la république Islamique d’Iran

 

Le 28 janvier 2006, les travailleurs de la société unifiée de transport de Téhéran (Cherkate Vahed), ont décidé d’organiser une grève pour appuyer trois de leurs revendications :

 

1-      La libération de Mansour Ossanlou (Président du comité de direction du syndicat indépendant de la société de transport)

2-      La reconnaissance officielle du syndicat.

3-      La mis au point du sixième contrat collectif.

 

La réponse de la République Islamique a été d’attaquer sauvagement les travailleurs et leurs familles. L’attaque fasciste commence plusieurs jours avant les grèves : jeudi, plus de 24 membres du comité de direction du syndicat ont été arrêtés et le vendredi, dans une attaque nocturne, les domiciles des travailleurs ont été pris d’assaut et femmes et enfants méthodiquement tabassés (même un bébé de 2 ans) et pris en otage. Les arrestations massives des travailleurs continuent encore et le nombre des personnes arrêtées dépasse déjà les 700.

            Dans un communiqué diffusé par les travailleurs nous lisons :

            « Nous savions que pour acquérir nos droits évidents, nous serons obligés d’engager de dures batailles mais ce que nous et nos familles avons subies aujourd’hui, dépassent toutes les limites. L’oppression et la cruauté ont atteint des sommets. Comment ces messieurs peuvent s’imaginer que nous resterons silencieux et ne protesterons pas. Avec leurs comportements ils ne font qu’ajouter à nos revendications, notre colère et notre détermination. »

            La république Islamique sort directement du cœur du régime du Chah. Ils savent que c’est grâce aux grèves de masse et des manifestions sans fins que le régime ultra militarisé des Pahlavis a été mis aux genoux ! C’est pourquoi les mots « grève » et « manifestations » (surtout s’ils semblent jouir d’une minimum d’organisation) les font trembler et les incitent à des réactions bestiales !

            Les travailleurs de Cherkate Vahed  ont voulu protester contre les privatisations et le retard important dans le payement de leur salaire. Ils ont voulu trouver un moyen pour éviter de mourir de faim et de pauvreté et de recouvrer leurs droits les plus élémentaires de former librement un syndicat et d’avoir le droit de faire grève. Mais le régime de la République Islamique, qui n’a fait qu’étendre la pauvreté et les privations, utilise les méthodes fascistes les plus barbares pour faire face aux justes revendications de notre peuple laborieux. Ceci nous enseigne que pour pouvoir vivre et profiter d’un minimum de droits humains en Iran, il n’y a pas d’autre choix que le renversement de ce régime. C’est une leçon claire à tout ceux qui s’attachent encore à la chimère d’une amélioration du régime par lui-même ou à son rafistolage moyennant un référendum.

Pendant leur juste lutte syndicale les travailleurs de Cherkate Vahed ont accédé à une vérité certaine. Écoutons les :

            «Maintenant, nous n’avons que doubler nos efforts pour accéder à nos revendications ; il n’y a pas d’autre choix. Nous continuerons notre lutte solidaire pour la libération de tous nos chers emprisonnée dont le nombre a atteint plusieurs centaines. Pour arracher nos droits, nous ne resterons pas les bras croisés et nous attendons le soutient du peuple héroïque de Téhéran et de tous l’Iran ainsi que la solidarité des organisations internationales des travailleurs … C’est seulement à l’aide de votre soutien fort et sans faille que nous pouvons acquérir nos droits. » (Du même communique).

            Il est clair que l’obtention du soutien des organisations et organismes de lutte pour les droits humains à travers le monde a une importance non négligeable dans la lutte pour les libertés démocratiques en Iran. Mais, l’aide réellement efficace pour les travailleurs de Cherkaté Vahed, consiste à la solidarité dans la lutte de tous les travailleurs iraniens et l’organisation de manifestations et grèves, vastes et étendues, partout en Iran et finalement mis à bas du régime de la République Islamique et son renversement.

                                                                                         Iraniens Républicain Démocrate et laïque (Paris)

 

 

Participons aux manifestations internationales de soutient organisées le mercredi 15 février 2006 de 16 heure 30 à 18 heure 30 au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro), Paris 16eme.

 

اعتصابات و تظاهرات گسترده و سراسری ؛

پاشنة آشيل رژيم جمهوری اسلامی

 

کارگران شرکت واحد تهران در ادامة مبارزات صنفی اشان، تصميم ميگيرند در روز شنبه 8 بهمن 1384 ( 28 ژانويه 2006) بر اساس سه خواستة زير اعتصابی بر پا کنند :

1- آزادی منصور اسانلو (رئيس هيئت مديرة سنديکای مستقل شرکت واحد)

2- برسميت شناختن سنديکا

3- انعقاد پيمان دسته جمعی ششم

جواب جمهوری اسلامی حمله ای وحشيانه به کارگران و خانوادة اشان بود. حمله ای فاشيستی که از چند روز قبل از اعتصاب آغاز ميشود: پنجشنبه دستگيری بيش از 24 نفر ديگر از اعضای هيئت رئيسة سنديکای شرکت واحد و جمعه حملة شبانه به خانة کارگران، ضرب وشتم زنان و کودکان آنان (حتی کودکی دو ساله)، گروگان گيری آنان و دستگيری وسيع کارگران که تا امروز هم قطع نشده و از مرز هفتصد نفر نيزگذشته است.

  در اطلاعيه ای که در اين رابطه توسط کارگران هنوز آزاد شرکت واحد و خطاب به مردم ايران پخش شد، ميخوانيم:

  " ما ميدانستيم که برای گرفتن حقوق بديهی خود مجبور به مبارزه ای سخت هستيم ولی آنچه که امروز برما و خانواده های ما شد از حد و اندازه بيرون بود. ظلم و شقاوت را به حد اعلای خود رساندند. معلوم نيست آقايان چطور انتظار دارند که ما ساکت بنشينيم و اعتراض نکنيم. با اين کارهايشان فقط بر خواسته های ما و بر خشم وعزم ما می افزايند."

  رژيم جمهوری اسلامی از دل رژيم شاه بيرون آمده است. او ميداند که اين اعتصابات و تظاهرات گستردة مردمی بودکه بالاخره توانست رژيم تا دندان مسلح پهلوی را به زانو در آورد. چنين است که کلمة اعتصاب و کلمة تظاهرات، بخصوص اگر متشکل هم بنظر بيايد، لرزه بر اندامشان مياندازد و آنها را به چنين عکس العملهای دد منشانه ای وادار می کند.

کارگران شرکت واحد که ابتدا به خصوصی سازی ها، عدم پرداخت حقوق ها و ... اعتراض داشتند، ميخواهند که از فقر و گرسنگی نابود نشوند و از ابتدائی ترين حقوق کارگران که حق داشتن سنديکای آزاد و حق اعتصاب است، بر خوردار باشند. اما جمهوری اسلامی که جز گسترش فقر و محروميت کاری نکرده است، با بکار گرفتن وحشيانه ترين شيوه های فاشيستی برای مقابله باخواستهای حق  طلبانة مردم زحمت کش، به ما ياد آوری ميکند که برای زنده ماندن وبرخورداری از حداقل حقوق انسانی در ايران چاره ای جز سرنگونی اين رژيم نمانده است. اين درسی است روشن برای همة آنانهائی که هنوز به استحالة رژيم و يا مرمت آن از طريق رفراندم دل بسته اند.

کارگران شرکت واحد در مبارزات صنفی بر حقشان به يک حقيقت انکار ناپذير دست يافته اند. از زبان خودشان بشنويم که می گو يند:

"ما اکنون جز تلاش و کوششی دو چندان برای گرفتن خواسته هايمان راه ديگری نمی شناسيم. ما مبارزة متحد برای آزادی همة عزيزان در بند مان را که امروز شمار آن به صد ها نفر رسيده است ادامه ميدهيم. ما برای گرفتن حق و حقوقمان از پای نمی نشينيم و از شما مردم شريف آزادة تهران و همة ايران و سازمانهای کارگری بين المللی انتظار داريم که از ما حمايت کنيد .... فقط با حمايت قويتر و گسترده تر شما ميتوانيم حقوقمان را بگيريم" (از همان اطلاعيه)

طبيعی است که تلاش برای کسب پشتيبانی ارگانها و نهاد های آزاديخواه سراسر جهان از مبارزات دموکراتيک مردم ايران از اهميت ويژه ای برخوردار است اما تنها کمک واقعا مؤثر به کارگران شرکت واحد، همبستگی همة کارگران و سازماندهی تظاهرات و اعتصابات گسترده و سراسری در ايران برای به زانو در آوردن رژيم جمهوری اسلامی و سرنگونی آنست.

 

              ايرانيان جمهوری خواه دموکرات و لائيک (پاريس)       IRDL2003@yahoo.fr

 

در تظاهرات بين المللی برای پشتيبانی از کارگران شرکت واحدکه روز چهاشنبه پانزدهم فوريه  از ساعت 30/16 تا 30/18 در ايوان حقوق بشر (تروکادرو) در پاريس بر قرار خواهد شد شرکت کنيم.

آدرس:       

Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro)

Mercredi 15 février de 16 heures 30  à 18 heures 30.